vendredi 27 février 2009

Dictée 20 (pour jeudi, attention!)

Cette dictée se fera jeudi

administration
apparition
autrui
brouter
chiffon
consentement
débiter
dessous
effacer
épais
exposer
fond
givre
humidité
intelligence
loyal
mesurer
obtenir
paysan
plusieurs
propos
régler
retraite
sergent
spécialement
transformer
voiler

jeudi 26 février 2009

Idées de cadeaux pour les familles d'accueil

Idées !
- du café
-des bonbons au café, panela, etc.
-des livres sur la Colombie ou albums.
-Un hamac, un poncho, une ruana, un chapeau.
-un porte - clef sur la Colombie.
- des pièces ou des billets.
-des chivas
-des sacs tissés
- des intruments de musique
- des cd de musique
- ...
Artisanat
- bloucles d'oreilles
- bracelets
- ceintures
- T-shirts "Colombie "
...

samedi 14 février 2009

Bout de paille, braise et haricot (frères Grimm)

Dans un petit village vivait une pauvre vieille femme, qui s'était ramassé un plat de haricots et voulait les faire cuire. Elle dressa son feu dans la cheminée et l'alluma avec une bonne poignée de paille pour qu'il brûle plus vite. Quand elle mit ses haricots dans la marmite, il y en eut un qui lui échappa par mégarde, et qui vint choir sur le sol juste à côté d'un brin de paille ; l'instant d'après, c'était un bout de braise qui sautait du foyer et qui venait tomber auprès des autres. Le bout de paille entama la conversation :- Chers amis, d'où arrivez-vous comme cela ?- La chance m’a permis de sauter hors du feu, répondit la braise et sans la force de cet élan, c'était pour moi la mort certaine : je serais maintenant réduite en cendres.- Je l’ai échappé belle aussi, répondit le haricot à son tour, car si la vieille femme m’avait jeté dans la marmite, irrémissiblement c'en était fait de moi et j'étais cuit avec les autres.- Croyez-vous peut-être que le j’aurais eu un destin plus clément ? reprit le bout de paille. Tous mes frères, la vieille les a fait passer en feu et en fumée : soixante d'un coup, qu'elle avait pris, auquel elle a ôté la vie ! Moi, par bonheur, je lui ai filé entre les doigts.- Et maintenant, qu’est-ce que nous allons faire ? demanda la braise.- A mon avis, dit le haricot, puisque nous avons tous les trois sites miraculeusement échappé à la mort, nous devrions nous unir en bons camarades et partir tous d'ici pour gagner un autre pays, afin d'éviter quelque nouveau malheur.La proposition convint aux deux autres, et tous ensemble ils se mirent en chemin. Ils arrivèrent bientôt devant un ruisselet qui n'avait pas le moindre pont, ni-même une passerelle le, et ils ne savaient pas comment passer de l'autre côté. Le fétu eut alors une bonne idée et dit : « Je vais me coucher en travers, et vous pourrez ainsi passer sur moi comme sur un pont. »La paille, donc, se suspendit entre une rive et l'autre, et sur ce pont improvisé, la braise, avec son naturel ardent, s'avança hardiment, mais à tout petits pas pour ne pas renverser le fragile édifice. Arrivée au milieu, toutefois, en entendant le bruit que faisait le courant au-dessous d'elle, la peur la prit et elle s'immobilisa, n'osant pas se risquer plus avant ; aussi le bout de paille commença-t-il à prendre feu, se rompant net par le milieu et tombant dans l'eau, entraînant dans sa perdition la braise, qui chuinta en touchant l’eau et rendit aussitôt l'esprit.Le haricot, demeuré prudemment sur la rive, partit d'un tel fou rire en voyant cette histoire, et s’en tordit tellement sans pouvoir s'arrêter, que, pour finir, il éclata. C’en eût été fini de lui pareillement, si par bonheur un compagnon tailleur qui faisait son tour d'Allemagne ne s'était arrêté au bord de ce ruisseau pour se reposer. Par ce qu'il avait bon cœur et l'âme secourable, le tailleur prit du fil et une aiguille et se mit aussitôt à le recoudre. Le haricot lui en fit ses remerciements chaleureux et choisis comme on l'imagine ; mais comme il avait utilisé du fil noir, c'est pour cela que, depuis ce temps -là, tous les haricots ont une couture noire.

Le serpent blanc (frères Grimm)

Il y a maintenant fort longtemps que vivait un roi dont la sagesse était connue dans tout son royaume. On ne pouvait rien lui cacher, il semblait capter dans les airs des nouvelles sur les choses les plus secrètes. Ce roi avait une étrange habitude : tous les midis, alors que la grande table était desservie et qu'il n'y avait plus personne dans la salle, son serviteur fidèle lui apportait un certain plat. Or, ce plat était recouvert, et le valet lui-même ignorait ce qu'il contenait ; personne d'ailleurs ne le savait, car le roi ne soulevait le couvercle et ne commençait à manger que lorsqu'il était seul. Pendant longtemps cela se passa ainsi. Mais un jour, le valet, ne sachant plus résister à sa curiosité, emporta le plat dans sa chambrette et referma soigneusement la porte derrière lui. Il souleva le couvercle et vit un serpent blanc au fond du plat. Cela sentait bon et il eut envie d'y goûter. N'y tenant plus, il en coupa un morceau et le porta à sa bouche. Mais à peine sentit-il le morceau sur sa langue qu'il entendit gazouiller sous la fenêtre. Il s'approcha, écouta et se rendit compte qu'il s'agissait de moineaux qui se racontaient ce qu'ils avaient vu dans les champs et dans les forêts. Le fait d'avoir goûté au serpent lui avait donné la faculté de comprendre le langage des animaux.Ce jour-là, justement, la reine perdit sa plus belle bague, et les soupçons se portèrent sur le valet qui avait la confiance du roi et avait donc accès partout. Le roi le fit appeler, le rudoya et menaça de le condamner s'il ne démasquait pas le coupable avant le lendemain matin. Le jeune homme jura qu'il était innocent mais le roi ne voulut rien entendre et le renvoya.Le valet, effrayé et inquiet, descendit dans la cour où il commença à se demander comment il pourrait bien faire pour s'en tirer. Il y avait là, sur le bord du ruisseau, des canards qui se reposaient en discutant à voix basse tout en lissant leurs plumes avec leur bec. Le valet s'arrêta pour écouter. Les canards se racontaient où ils avaient pataugé ce matin-là et quelles bonnes choses ils avaient trouvées à manger puis l'un d'eux se plaignit :- J'ai l'estomac lourd car j'ai avalé par mégarde une bague qui était sous la fenêtre de la reine.Le valet l'attrapa aussitôt, le porta dans la cuisine et dit au cuisinier :- Saigne ce canard, il est déjà bien assez gras.- D'accord, répondit le cuisinier en le soupesant. Il n'a pas été fainéant et il s'est bien nourri ; il devait depuis longtemps s'attendre à ce qu'on le mette dans le four.Il le saigna et trouva, en le vidant, la bague de la reine.Le valet put ainsi facilement prouver son innocence au roi. Celui-ci se rendit compte qu'il avait blessé son valet fidèle et voulut réparer son injustice ; il promit donc au jeune homme de lui accorder une faveur et la plus haute fonction honorifique à la cour, que le valet choisirait.Le valet refusa tout et demanda seulement un cheval et de l'argent pour la route, car il avait envie de partir à la découverte du monde. Aussi se mit-il en route dès qu'il eut reçu ce qu'il avait demandé.Un jour, il passa près d'un étang où trois poissons, qui s'étaient pris dans les roseaux, étaient en train de suffoquer. On dit que les poissons sont muets, et pourtant le valet entendit leur complainte qui disait qu'ils ne voulaient pas mourir si misérablement. Le jeune homme eut pitié d'eux ; il descendit de son cheval et rejeta les trois poissons prisonniers dans l'eau. Ceux-ci recommencèrent à frétiller gaiement, puis ils sortirent la tête de l'eau et crièrent :- Nous n'oublierons pas que tu nous as sauvés et te revaudrons cela un jour.Le valet continua à galoper et eut soudain l'impression d'entendre une voix venant du sable foulé par son cheval. Il tendit l'oreille et entendit le roi des fourmis se lamenter :- Oh, si les gens voulaient faire un peu plus attention et tenaient leurs animaux maladroits à l'écart ! Ce cheval stupide piétine avec ses lourds sabots mes pauvres serviteurs !Le jeune homme s'écarta aussitôt et le roi des fourmis cria :- Nous n'oublierons pas et te revaudrons cela un jour !Le chemin mena le valet dans la forêt où il vit un père corbeau et une mère corbeau en train de jeter tous leurs petits du nid.- Allez-vous-en, sacripants, croassèrent-ils, nous n'arrivons plus à vous nourrir vous êtes déjà assez grands pour vous trouver à manger tout seuls !Les pauvres petits, qui s'agitaient par terre en battant des ailes, piaillèrent :- Comment pourrions-nous, pauvres petits que nous sommes, subvenir à nos besoins alors que nous ne savons même pas voler ! Nous allons mourir de faim !Le jeune homme descendit aussitôt de son cheval, le transperça de son épée et l'abandonna aux jeunes corbeaux pour qu'ils aient de quoi se nourrir. Les petits s'approchèrent et, après s'être rassasiés, crièrent :- Nous ne t'oublierons pas et te revaudrons cela un jour !Le valet fut désormais obligé de continuer sa route à pied. Il marcha et marcha et, après une longue marche, il arriva dans une grande ville dont les rues étaient très peuplées et très animées. Soudain, un homme arriva à cheval et annonça que l'on cherchait un époux pour la princesse royale, mais que celui qui voudrait l'épouser devrait passer une épreuve difficile et, s'il échouait, il devrait payer de sa vie. De nombreux prétendants s'y étaient déjà essayés et tous y avaient péri.Mais le jeune homme, lorsqu'il eut l'occasion de voir la princesse, fut si ébloui de sa beauté qu'il en oublia tous les dangers. Il se présenta donc comme prétendant devant le roi.On l'emmena immédiatement au bord de la mer et on jeta sous ses yeux un anneau d'or dans les vagues. Puis, le roi lui ordonna de ramener l'anneau du fond de la mer, et ajouta :- Si tu émerges de l'eau sans l'anneau, les vagues te rejetteront sans cesse jusqu'à ce que tu périsses.Tous plaignirent le jeune homme et s'en allèrent. Seul, debout sur la plage, le valet se demanda ce qu'il allait bien pouvoir faire, lorsqu'il vit soudain trois poissons s'approcher de lui. C'étaient les poissons auxquels il avait sauvé la vie. Le poisson du milieu portait dans sa gueule un coquillage qu'il déposa aux pieds du jeune homme. Celui-ci le prit, l'ouvrit et y trouva l'anneau d'or.Heureux, il le porta au roi, se réjouissant d'avance de la récompense. Or, la fille du roi était très orgueilleuse et, dès qu'elle eut appris que son prétendant n'était pas de son rang, elle le méprisa et exigea qu'il subît une nouvelle épreuve. Elle descendit dans le jardin et, de ses propres mains, elle répandit dans l'herbe dix sacs de millet.- Tu devras ramasser ce millet ! ordonna-t-elle. Que ces sacs soient remplis avant le lever du soleil ! Et pas un seul grain ne doit manquer !Le jeune homme s'assit dans l'herbe et se demanda comment il allait pouvoir s'acquitter de cette nouvelle tâche. Ne trouvant pas de solution, il resta assis en attendant tristement l'aube et la mort.Or, dès que les premiers rayons de soleil éclairèrent le jardin, il vit devant lui les dix sacs de millet remplis à ras. Ils étaient rangés les uns à côté des autres et pas un grain ne manquait. Le roi des fourmis était venu la nuit avec des milliers de ses serviteurs et les fourmis reconnaissantes avaient rassemblé tout le millet avec infiniment de soin et en avaient rempli les sacs.La princesse descendit elle-même dans le jardin et constata avec stupéfaction que son prétendant avait rempli sa tâche. Ne sachant pourtant toujours pas maîtriser son cœur plein d'orgueil, elle déclara :- Il a su passer les deux épreuves, mais je ne serai pas sa femme tant qu'il ne m'aura pas apporté une pomme de l'Arbre de Vie.Le jeune homme ignorait où poussait un tel arbre, mais il décida de marcher là où ses jambes voudraient bien le porter, sans trop d'espoir de trouver l'arbre en question. Il traversa trois royaumes et il arriva un soir dans une forêt. Il s'assit au pied d'un arbre pour se reposer un peu lorsqu'il entendit un bruissement dans les branches au-dessus de sa tête et une pomme d'or tomba dans sa main. Au même moment, trois corbeaux se posèrent sur ses genoux et dirent :- Nous sommes les trois jeunes corbeaux que tu as sauvés de la famine. Nous avons appris que tu étais en quête de la pomme d'or et c'est pourquoi nous avons traversé la mer et sommes allés jusqu'au bout du monde où se trouve l'Arbre de Vie pour t'apporter cette pomme.Le jeune homme, le cœur joyeux, prit le chemin du retour et remit la pomme d'or à la belle princesse qui ne pouvait plus se dérober. Ils coupèrent la pomme de Vie en deux, la mangèrent ensemble et, à cet instant, le cœur de la princesse s'enflamma d'amour pour le jeune homme. Ils s'aimèrent et vécurent heureux jusqu'à un âge très avancé.

L'esprit dans la bouteille (frères Grimm)

Il était une fois un pauvre bûcheron qui travaillait du matin au soir. S'étant finalement mis quelque argent de côté, il dit à son fils :- Tu es mon unique enfant. Je veux consacrer à ton instruction ce que j'ai durement gagné à la sueur de mon front. Apprends un métier honnête et tu pourras subvenir à mes besoins quand je serai vieux, que mes membres seront devenus raides et qu'il me faudra rester à la maison. Le jeune homme fréquenta une haute école et apprit avec zèle. Ses maîtres le louaient fort et il y resta tout un temps. Après qu'il fut passé par plusieurs classes - mais il ne savait pas encore tout - le peu d'argent que son père avait économisé avait fondu et il lui fallut retourner chez lui. - Ah ! dit le père, je ne puis plus rien te donner et, par ce temps de vie chère, je n'arrive pas à gagner un denier de plus qu'il n'en faut pour le pain quotidien. - Cher père, répondit le fils, ne vous en faites pas ! Si telle est la volonté de Dieu, ce sera pour mon bien. Je m'en tirerai. Quand le père partit pour la forêt avec l'intention d'y abattre du bois, pour en tirer un peu d'argent, le jeune homme lui dit :- J'y vais avec vous. Je vous aiderai. - Ce sera bien trop dur pour toi, répondit le père. Tu n'es pas habitué à ce genre de travail. Tu ne le supporterais pas. D'ailleurs, je n'ai qu'une seule hache et pas d'argent pour en acheter une seconde. - Vous n'avez qu'à aller chez le voisin, rétorqua le garçon. Il vous en prêtera une jusqu'à ce que j'ai gagné assez d'argent moi-même pour en acheter une neuve. Le père emprunta une hache au voisin et, le lendemain matin, au lever du jour, ils s'en furent ensemble dans la forêt. Le jeune homme aida son père. Il se sentait frais et dispos. Quand le soleil fut au zénith, le vieux dit : - Nous allons nous reposer et manger un morceau. Ça ira encore mieux après. Le fils prit son pain et répondit : - Reposez-vous, père. Moi, je ne suis pas fatigué ; je vais aller me promener dans la forêt pour y chercher des nids. - Petit vaniteux ! rétorqua le père ; pourquoi veux-tu te promener ? Tu vas te fatiguer et, après, tu ne pourras plus remuer les bras. Reste ici et assieds-toi près de moi. Le fils, cependant, partit par la forêt, mangea son pain et, tout joyeux, il regardait à travers les branches pour voir s'il ne découvrirait pas un nid. Il alla ainsi, de-ci, de-là, jusqu'à ce qu'il arrivât à un grand chêne, vieux de plusieurs centaines d'années, et que cinq hommes se tenant par les bras n'auraient certainement pas pu enlacer. Il s'arrêta, regarda le géant et songea : « Il y a certainement plus d'un oiseau qui y a fait son nid. » Tout à coup, il lui sembla entendre une voix. Il écouta et comprit : « Fais-moi sortir de là ! Fais-moi sortir de là ! » Il regarda autour de lui, mais ne vit rien. Il lui parut que la voix sortait de terre. Il s'écria :- Où es-tu ? La voix répondit :- Je suis là, en bas, près des racines du chêne. Fais-moi sortir ! Fais-moi sortir ! L'écolier commença par nettoyer le sol, au pied du chêne, et à chercher du côté des racines. Brusquement, il aperçut une bouteille de verre enfoncée dans une petite excavation. Il la saisit et la tint à la lumière. Il y vit alors une chose qui ressemblait à une grenouille ; elle sautait dans la bouteille. - Fais-moi sortir ! Fais-moi sortir ! ne cessait-elle de crier. Sans songer à mal, l'écolier enleva le bouchon. Aussitôt, un esprit sortit de la bouteille, et commença à grandir, à grandir tant et si vite qu'en un instant un personnage horrible, grand comme la moitié de l'arbre se dressa devant le garçon. - Sais-tu quel sera ton salaire pour m'avoir libéré ? lui demanda-t-il d'une épouvantable voix. - Non, répondit l'écolier qui ne ressentait aucune crainte. Comment le saurais-je ? - Je vais te tuer ! hurla l'esprit. Je vais te casser la tête !- Tu aurais dû me le dire plus tôt, dit le garçon. Je t'aurais laissé où tu étais. Mais tu ne me casseras pas la tête. Tu n'es pas seul à décider !- Pas seul à décider ! Pas seul à décider ! cria l'esprit. Tu crois ça ! T'imaginerais-tu que c'est pour ma bonté qu'on m'a tenu enfermé si longtemps ? Non ! c'est pour me punir ! je suis le puissant Mercure. Je dois rompre le col à qui me laisse échapper. - Parbleu ! répondit l'écolier. Pas si vite ! Il faudrait d'abord que je sache si c'était bien toi qui étais dans la petite bouteille et si tu es le véritable esprit. Si tu peux y entrer à nouveau, je te croirai. Après, tu feras ce que tu veux. Plein de vanité, l'esprit déclara :- C'est la moindre des chose .Il se retira en lui-même et se fit aussi mince et petit qu'il l'était au début. De sorte qu'il put passer par l'étroit orifice de la bouteille et s'y faufiler à nouveau. À peine y fut-il entré que l'écolier remettait le bouchon et lançait la bouteille sous les racines du chêne, là où il l'avait trouvée. L'esprit avait été pris. Le garçon s'apprêta à rejoindre son père. Mais l'esprit lui cria d'une voix plaintive :- Fais-moi sortir ! Fais-moi sortir !- Non ! répondit l'écolier. Pas une deuxième fois ! Quand on a menacé ma vie une fois, je ne libère pas mon ennemi après avoir réussi à le mettre hors d'état de nuire. - Si tu me rends la liberté, dit l'esprit, je te donnerai tant de richesses que tu en auras assez pour toute ta vie. - Non ! reprit le garçon. Tu me tromperais comme la première fois.- Par légèreté, tu vas manquer ta chance, dit l'esprit. Je ne te ferai aucun mal et je te récompenserai richement. L'écolier pensa : « Je vais essayer. Peut-être tiendra-t-il parole. » Il enleva le bouchon et, comme la fois précédente, l'esprit sortit de la bouteille, grandit et devint gigantesque. - Je vais te donner ton salaire, dit-il. Il tendit au jeune homme un petit chiffon qui ressemblait à un pansement et dit :- Si tu en frottes une blessure par un bout, elle guérira. Si, par l'autre bout, tu en frottes de l'acier ou du fer, ils se transformeront en argent. - Il faut d'abord que j'essaie, dit l'écolier. Il s'approcha d'un arbre, en fendit l'écorce avec sa hache et toucha la blessure avec un bout du chiffon. Elle se referma aussitôt. - C'était donc bien vrai, dit-il à l'esprit. Nous pouvons nous séparer. L'esprit le remercia de l'avoir libéré ; l'écolier le remercia pour son cadeau et partit rejoindre son père. - Où étais-tu donc ? lui demanda celui-ci. Pourquoi as-tu oublié ton travail ? Je te l'avais bien dit que tu ne t' y ferais pas ! - Soyez tranquille, père, je vais me rattraper. - Oui, te rattraper ! dit le père avec colère. Ce n'est pas une méthode !- Regardez, père, je vais frapper cet arbre si fort qu'il en tombera. Il prit son chiffon, en frotta sa hache et assena un coup formidable. Mais, comme le fer était devenu de l'argent, le fil de la hache s'écrasa. - Eh ! père, regardez la mauvaise hache que vous m'avez donnée ! La voilà toute tordue. Le père en fut bouleversé et dit :- Qu'as-tu fait ! Il va me falloir payer cette hache. Et avec quoi ? Voilà ce que me rapporte ton travail !- Ne vous fâchez pas, dit le fils ; je paierai la hache moi-même. - Imbécile, cria le vieux, avec quoi la paieras-tu ? Tu ne possèdes rien d'autre que ce que je t'ai donné. Tu n'as en tête que des bêtises d'étudiant et tu ne comprends rien au travail du bois. Un moment après, l'écolier dit :- Père, puisque je ne puis plus travailler, arrêtons-nous. - Quoi ! dit le vieux. T'imagines-tu que je vais me croiser les bras comme toi ? Il faut que je travaille. Toi, tu peux rentrer. - Père, je suis ici pour la première fois. Je ne retrouverai jamais le chemin tout seul. Venez avec moi. Le père, dont la colère s'était calmée, se laissa convaincre et partit avec son fils. il lui dit : - Va et vends la hache endommagée. On verra bien ce que tu en tireras. Il faudra que je gagne la différence pour payer le voisin. Le fils prit la hache et la porta à un bijoutier de la ville. Celui-ci la mit sur la balance et dit . - Elle vaut quatre cents deniers. Mais je n'ai pas autant d'argent liquide ici. - Donnez- moi ce que vous avez ; vous me devrez le reste, répondit le garçon. Le bijoutier lui donna trois cents deniers et reconnut lui en devoir encore cent autres. L'écolier rentra à la maison et dit : - Père, j'ai l'argent. Allez demander au voisin ce qu'il veut pour sa hache. - Je le sais déjà, répondit le vieux : un denier et six sols. - Eh bien ! donnez lui deux deniers et douze sols. Ça fait le double et c'est bien suffisant. Regardez, j'ai de l'argent de reste. Il donna cent deniers à son père et reprit :- Il ne vous en manquera jamais. Vivez à votre guise.- Seigneur Dieu ! s'écria le vieux , comment as-tu acquis une telle richesse ? L'écolier lui raconta ce qui s'était passé et comment, en comptant sur sa chance, il avait fait si bonne fortune. Avec l'argent qu'il avait en surplus, il repartit vers les hautes écoles et reprit ses études. Et comme, avec son chiffon, il pouvait guérir toutes les blessures, il devint le médecin le plus célèbre du monde entier.



Lexique 19 (vendredi)

adjectif
apparence
autorité
brouillard
chez
connaissance
débarquer
dessiner
édifier
envoyer
expliquer
foie
giboulée
humble
inspirer
longueur
merveilleux
obstacle
payer
plomb
prononcer
régaler
retomber
séparer
spacieux
tranquillement
voie

Travail à faire pendant les vacances

Bien sûr, en premier lieu, il s'agit de se reposer!!!

Mais aussi :
- Dictée 18 (lundi).
- Dictée 19 (Vendredi).
- Lecture (pour ceux qui n'ont pas pu changer le livre, il faut faire le travail avec les histoires mises sur le site : vous pouvez en choisir seulement deux).
- Ceux qui ont des choses en retard à faire...
- Apprendre TOUTES les chansons pour le voyage en France par coeur.
- Penser aux circulaires.
- Je rappelle que Manuel a proposé à ceux qui voulaient s'entraîner pour la danse de vous réunir à Canaan lundi.

Bonnes vacances et à bientôt!

Stéphane

Dictée 18

actuel
apôtre
autoriser
broder
chèvre
congrès
danser
dessert
écouler
envier
expérience
flotter
geste
honteux
inquiétude
longuement
merveilleusement
observer
pavé
plier
promener
refuser
retirer
sentiment
sourire
trancher
viser

mercredi 11 février 2009

Nouvelles

Bonsoir,

je vous rappelle que les circulaires pour le voyage en France sont à ramener pour vendredi au plus tard, tout comme les 150 euros d'argent de poche.

Après les vacances, nous ferons la remise de notes du deuxième trimestre.

Nous ferons une réunion avec les parents de ceux qui ne font pas le voyage en France.

Pour les autres, nous organiserons une soirée où les parents seront invités pour voir les chansons et spectacles que vous avez travaillés et pour faire la dernière réunion de préparation.

Les choses s'accélèrent!

Stéphane

Travail pour la fin de la semaine

Bonsoir,

je vous rappelle que pour vendredi, il faut avoir :
- envoyé les lettres en anglais.
- terminé la lecture et le résumé + rapporté le livre.
- préparé la dictée 17.
- terminé de recopier le travail sur le texte au futur dans le cahier d'écrivain.



Stéphane

vendredi 6 février 2009

Chao les amis (paroles)

Chao les amis
Paroles: élèves de cm2b lycée français de Pereira.

Los que no viajamos queremos:
Que vean lo que no veremos,
Desearles el mejor viaje,
Que luzcan lindos trajes.

Un poco tristes estaremos
Pero también disfrutaremos
Y los parques visitaremos
Aunque los extrañemos.

CHAO AMIGUITOS
MIS COMPAÑERITOS
TRAIGAN REGALITOS

Ne soyez pas tristes les copains
On pensera à vous tous les matins
Nous ramènerons des carambars
Et aussi des malabars

Amusez-vous bien dans vos sorties
Pendant que nous glisserons au ski
Vous découvrirez des monuments
Et nous serons tous contents

AU REVOIR LES AMIS
SALUT LA COLOMBIE
ON EST DÉJÀ PARTIS

On est enfin dans les Pyrénées
On est déjà prêt à s’amuser
La neige tombe sur nos têtes
Nous voulons faire la fête.

Nos divertimos mucho aquí
En mi maravilloso país
Estaremos en la casita
Con nuestras cobijitas.

CHAO AMIGUITOS
MIS COMPAÑERITOS
TRAIGAN REGALITOS

Lexique 17

activité
annonce
automne
brindille
chérir
confier
curiosité
désoler
économiser
envelopper
expédition
flot
gentil
honorer
inquiet
longer
mériter
observation
pâture
pleuvoir
prolonger
réfugier
retard
sensible
soumettre
trace
violent

Derniers messages des CM2

Les voici, pour les voir en plus gros, il suffit de cliquer :







jeudi 5 février 2009

Dernières lettres des CM2

Bonsoir,

Je ne peux pas les mettre aujourd'hui sur le site, parce que le format est compliqué à copier, il faut donc patienter jusqu'à demain!

Nous avons la liste des familles d'accueil, mais comme certains ont déjà choisi en fonction de vos lettres, il y aura des petites différences avec le niveau que vous avez choisi!

On va faire au plus vite avec Julio pour donner les noms et adresses mails des familles d'accueil.

Certains d'entre vous seront deux par famille, mais ce n'est pas la généralité.

Bonne soirée, demain au programme : danse, Jeanne d'Arc suite et fin (?), point d'actualité et chansons du voyage en France à répéter avec les deux classes.

Stéphane

lundi 2 février 2009

Répartition des chambres pour le séjour dans les Pyrénées

Voici ce qui a été décidé avec les enfants ; l'idée étant de profiter au maximum nous vous avons laissé choisir, mais attention, si cela se passe mal, des changements sont possibles!

Chambre 33
Maria Camila G.
Valentina G.
Valeria C.
Karina

Chambre 32
Natalia A.
Sofia R.
Maria Camila O.
Manuela H.

Chambre 4
Sara M.
Sofia E.
Maria Antonia L.
Isabella R.

Chambre 5
Sara Z.
Laura A.
Sara P.

Chambre 8
Valentina E.
Maria del Mar M.
Sara Maria B.

Chambre 29
Maria Jose Q.
Manuela R.
Laura Sofia M.


Chambre 9
Luis Francisco G.
Pablo V.
Juan Sebastián G.
Manuel Jose Z.

Chambre 12
David A.
Juan Sebastián R.
Andres G.

Chambre 10
Simon G.
Pablo R.
Sebastian E.
Daniel M.

Chambre 27
Sebastián M.
Martin
Fernan
Jose Alejandro

Chambre 11
Alejandro V.
Camilo B.
Pedro Juan
Juan Pablo G.


Chambre 28
Sebastián R.
Santiago P.
Mateo C.
Nicolás T.